Où vont vos données
C'est la question qui arrête tout le reste, et elle se pose avant le cas d'usage. Plusieurs architectures existent, du plus ouvert au plus fermé. Vous choisissez le niveau, nous l'écrivons au contrat.
Le problème
Pourquoi c'est la première question
Un assistant utile est un assistant qui connaît vos dossiers. C'est ce qui le rend intéressant, et c'est exactement ce qui inquiète. Aucun dirigeant n'ouvre la mémoire de son entreprise à un système dont il ne sait pas où il envoie les informations — et il a raison.
Cette question est presque toujours traitée en fin de cycle, quand le projet est déjà cadré et qu'il faut faire signer. C'est trop tard : elle a déjà bloqué la décision, silencieusement, pendant des mois. Nous la posons au premier rendez-vous.
La bonne nouvelle est qu'elle a plusieurs réponses. Il n'y a pas une façon de faire travailler une IA sur vos données ; il y en a plusieurs, avec des niveaux de confinement différents et des coûts différents. Le travail consiste à choisir la bonne pour chaque usage — pas à appliquer partout la plus stricte, ce qui reviendrait souvent à ne rien faire.

Rassurer sur la donnée ne vient pas après la proposition de valeur. C'en fait partie.
Les architectures
Trois façons de faire, du plus ouvert au plus fermé
Elles se combinent : un même parc d'assistants peut relever des trois selon la sensibilité de ce qu'ils manipulent. Ce que vos équipes voient est identique dans les trois cas.
- Le moteur d'IA le plus capable, sans vos noms
- L'assistant s'appuie sur les moteurs les plus performants du marché, mais ce qui identifie une personne, un client ou un contrat est retiré avant transmission — pas filtré dans la réponse, retiré en amont. Le moteur travaille sur une version anonyme ; les identités sont rétablies chez vous, à l'affichage. Il ne peut pas divulguer ce qui ne lui a jamais été transmis. C'est le meilleur rapport capacité-risque pour la grande majorité des usages.
- Un moteur exploité en France
- Le raisonnement lui-même se fait sur des moteurs installés et exploités en France, sur des offres publiques. Vos informations ne quittent pas le territoire, et le cadre juridique applicable est celui que connaît votre direction juridique. Capacité un peu en retrait des tout meilleurs moteurs mondiaux sur les tâches les plus difficiles ; sans différence perceptible sur la plupart des tâches de bureau.
- Une machine qui n'est qu'à vous
- Le moteur tourne sur une infrastructure réservée à votre seule entreprise — un environnement privé, dédié, sans aucun tiers dans la chaîne. C'est l'option des données qu'on ne partage avec personne : dossiers médicaux, secrets industriels, contentieux, données de défense. Elle coûte plus cher et demande de dimensionner à l'avance ; elle se réserve donc aux périmètres qui le justifient.
Le choix se fait au cadrage, usage par usage, et il est écrit au contrat de mission de chaque assistant, au même titre que ses accès et son budget. Il est révisable : un assistant peut changer de niveau quand son périmètre change.
Ce qui ne change jamais
Cinq règles, quelle que soit l'architecture
Le choix du moteur décide de où se fait le raisonnement. Il ne décide de rien d'autre. Le reste est identique dans les trois cas, et ce n'est pas une politique interne : c'est écrit dans le code.
- Vos données restent hébergées en France. Quelle que soit l'architecture retenue pour le raisonnement, le stockage — la mémoire de l'entreprise, les journaux, les documents — reste en France.
- Le moindre privilège, appliqué par le code et par la base. Pas par une consigne donnée au modèle. Un assistant qui n'a pas le droit de voir une donnée ne la voit pas, même s'il la demande, même s'il insiste.
- Lecture seule quand c'est le sujet. Un assistant qui consulte vos systèmes ne peut rien écrire, rien modifier, rien supprimer. Ce n'est pas une consigne qu'on lui donne, c'est une porte qui n'existe pas.
- Confirmation avant toute action à effet. Envoyer, valider, engager, facturer : un humain confirme. Ce qui sort du cadre est refusé, pas tenté.
- Tout est tracé. Qui a demandé quoi, ce qui a été consulté, ce qui a été répondu, ce que ça a coûté. Un an après, la question se rejoue.
Elle ne peut pas divulguer ce qui ne lui a jamais été transmis.
Pour votre direction informatique
Ce qu'elle veut voir, et qu'elle obtient
Une direction informatique n'a pas les mêmes questions qu'un comité de direction, et elle a raison de les poser. Le périmètre accessible, les règles et les droits sont définis avec elle, documentés, et révisables à tout moment. Elle garde la main sur ce qui est ouvert et sur ce qui ne l'est pas.
Rien de ce que nous construisons ne dépend d'un fournisseur unique. Les moteurs changent de prix et de capacité tous les trimestres : changer de moteur ne doit pas être un projet, et vous n'avez pas à vous en occuper. C'est aussi ce qui rend le passage d'une architecture à l'autre possible sans tout reconstruire.
Cette page décrit des principes d'architecture, pas des produits. Les moteurs d'IA, les hébergeurs et les composants retenus pour votre projet sont nommés au cadrage, dans un document qui reste chez vous — comme le code, qui vous appartient dès le premier jour.
Et maintenant
Quelle donnée ne sortira jamais de chez vous ?
Commencez par celle-là. Le reste du cadrage en découle — le périmètre, l'architecture, ce qu'aucun assistant n'aura le droit de faire. Réponse sous 48 h ouvrées.