Faites d'abord ce que vous ne faites pas
Six à huit semaines pour mettre en production une chose que votre entreprise ne fait pas aujourd'hui, avec de vrais utilisateurs — et pouvoir dire ce qu'elle a rapporté. Pas un essai qui finit dans un placard. Pas une démonstration.
Le problème
Le premier projet décide de tous les suivants
Une entreprise qui a décidé d'y aller se retrouve devant une question qui a l'air simple : par quoi commence-t-on ?
Le réflexe est de chercher ce qui prend du temps aujourd'hui, et de l'automatiser. C'est logique, c'est confortable — et c'est rarement le bon premier projet, pour une raison de mesure avant d'être une raison de stratégie.
Faire plus vite ce qu'on faisait déjà produit un gain invisible. On gagne quelques heures réparties sur plusieurs personnes, personne ne les voit passer, et six mois plus tard vous-même ne savez pas dire ce que le projet a rapporté — ni vos équipes, ni votre banquier. Le gain est peut-être réel ; il ne se montre pas. C'est ainsi que la plupart des premiers projets IA finissent : pas sur un échec technique, mais sur un résultat que personne ne peut montrer, parce que le sujet était mal choisi et que la façon de travailler n'avait pas changé.
Faire une chose qui n'était pas faite produit un gain lisible. Le contrat qui n'était jamais relu l'est. Les quatre-vingt-dix prospects qu'on ne qualifiait pas sont qualifiés. L'anomalie qu'on découvrait au bilan est vue en mars. Il n'y a pas de débat sur des pourcentages de productivité : la chose existait ou elle n'existait pas.
Le premier projet IA ne doit pas faire mieux ce que vous faites déjà. Il doit faire ce que vous ne faisiez pas.
Le choix du sujet
Quatre critères, dans cet ordre
Une demi-journée d'atelier, à partir des cas d'usage priorisés pendant le séminaire IA — ou à partir de zéro si vous venez directement.
Ce n'est pas fait aujourd'hui
Ni à la main, ni mal, ni par quelqu'un d'autre. C'est le critère éliminatoire : s'il existe une version manuelle du travail, vous êtes sur l'automatisation des processus, pas sur un pilote.
La valeur se compte
En euros, en dossiers, en délais, en risques évités. Si la seule réponse est « on gagnerait du temps », le sujet est écarté.
La donnée existe déjà
Un pilote n'est pas un projet de structuration de données. Si la matière est à construire, elle devient un chantier séparé et le pilote attend.
Un propriétaire métier, nommé
Pas un parrain de direction : la personne dont le travail change. Elle est dans la pièce à l'atelier, et elle voit une démonstration chaque semaine.
Ce qui ne passe pas ces quatre critères n'est pas un mauvais sujet — c'est un sujet pour plus tard. Nous le disons, et nous l'écrivons dans la note de cadrage.
Ce qu'on mesure
La partie engageante pour nous
- Avant de construire, la mesure de référence. On note noir sur blanc ce qui se passe aujourd'hui : le volume traité, le délai, le taux d'erreur, le coût. Sur un pilote bien choisi, cette mesure est souvent égale à zéro — et c'est précisément ce qui rend la suite démontrable.
- Deux ou trois indicateurs, pas dix, choisis avec le propriétaire métier et inscrits au contrat de mission de l'assistant. Ils se calculent par requête, pas par impression.
- Deux revues, à J+30 et à J+90 après la mise en service. Chacune produit une page : ce que l'assistant a réellement produit, ce qu'il a coûté, ce qu'on élargit, ce qu'on restreint, ce qu'on arrête.
- Les trois coûts dans le calcul : l'usage, la supervision humaine, la maintenance. Un retour sur investissement qui les oublie n'est pas un retour sur investissement, c'est une plaquette.
Et une question posée au cadrage, pas au bilan : qu'est-ce que vous ferez des heures libérées ? Si la réponse est « on verra », le gain n'existera pas.
Le déroulé
Huit semaines, puis deux revues
- Semaine 0
Cadrage
Atelier de choix du pilote, mesure de référence, note de cadrage — avec les sujets écartés et pourquoi.
- Semaine 1
Contrat de mission
Mission, tâches autorisées et interdites, données et accès, autonomie, manager responsable, budget, critères d'évaluation.
- Semaines 2 à 5
Construction
Avec une démonstration hebdomadaire au propriétaire métier. Ce n'est pas un rituel de courtoisie : c'est ce qui empêche de livrer en semaine 8 quelque chose que personne ne voulait.
- Semaine 6
Mise en service
Sous supervision, avec la prise en main des utilisateurs et du manager désigné.
- Semaines 7 et 8
Ajustements
Sur usage réel, puis première mesure face à la référence.
- J+30 et J+90
Revues de performance
Ce qui a été produit, ce que ça a coûté, et la décision : élargir, restreindre, reprendre ou arrêter.
Les formats
Deux formes, choisies à l'atelier
Le copilote data interne
Vos équipes métier interrogent leurs données en langage naturel, avec validation SQL avant exécution, accès en lecture seule, exports et graphiques. C'est le format le plus fréquent — parce qu'interroger librement ses données est très exactement une chose que ces entreprises ne font pas : elles attendent qu'on leur fasse un export. Voir le détail du copilote data.
L'assistant sur une mission neuve
Un assistant qui prend en charge un travail que personne ne faisait : relire tous les contrats, qualifier tout le flux entrant, surveiller une anomalie en continu. Il lit, prépare, et n'exécute une action qui engage qu'après confirmation, en gardant le journal de tout ce qu'il a fait.
Ce qu'on livre
Cinq choses, pas un prototype
- La note de cadrage — le pilote choisi, ceux qui ne l'ont pas été et pourquoi, la mesure de référence.
- Le contrat de mission — rédigé avant la construction, validé avant la mise en service, révisé aux revues.
- Le système en production — de vrais utilisateurs, de vraies données, hébergement en France, journaux d'audit, garde-fous, supervision.
- La prise en main — une session courte avec les utilisateurs et le manager désigné.
- Les deux revues de performance, à J+30 et J+90.
Ce que nous ne livrons pas : un prototype à faire mûrir en interne, une licence, un accès à une plateforme générique.
Nous répondons aussi « ce sujet n'est pas un pilote » quand c'est la bonne réponse.
Conditions
Durée et budget
Le forfait mensuel contient tout ce que vous n'avez pas à gérer : l'hébergement en France, un volume d'utilisation calibré avec de la marge, et la maintenance. Un mois normal ne génère aucun dépassement. Au-delà du volume inclus, vous êtes alerté à 80 % et un plafond contractuel décide de la suite — l'assistant réduit son périmètre ou s'arrête, vous choisissez lequel à la signature. Le détail de la facturation.
Nous choisissons les moteurs d'IA et nous en changeons quand un meilleur rapport qualité-prix apparaît, sans vous le facturer.
Les personnes clés de votre entreprise n'ont pas encore tranché ? Le séminaire IA est la marche d'avant. Votre DSI veut vérifier la faisabilité ? L'audit d'architecture IA s'intercale. Ni l'un ni l'autre n'est obligatoire.